Bulletin d’apprenti Yogi N°3 – Postures assises, Bhramari, Les 8 membres du Yoga Ashtanga

Au menu de ce nouveau Bulletin d’apprentie Yogi et comme toujours, un peu d’asanas, du pranayama, de la théorie, mais surtout beaucoup d’amour !


Asanas

Les différentes postures assises

Dans le yoga, les postures assises sont utilisées pour travailler la concentration, la méditation et le pranayama. Elles permettent également d’utiliser des mudras (gestes), des bandhas (verrou d’énergie), etc… Les postures assises sont donc incontournables dans votre pratique. En voici quelques-unes, de la plus accessible à la plus élaborée. Elles peuvent vous servir de support à la méditation, ou encore constituer un bon entraînement à Padmasana (la posture du lotus). Dans chaque posture assise, vous devez veiller à maintenir la colonne bien droite et à pratiquer chaque posture dans les deux sens (par exemple pied gauche sur pied droit puis inverser). Si vous avez du mal à tenir la colonne droite, placez un support (coussin ou brique de yoga) sous les fessiers.

36362544_10156348063146000_7211443629800292352_nSukhasana – La posture du tailleur

Sukha = confortable, doux, agréable. C’est la posture du grand débutant. La plus accessible et commune lorsque l’on s’assoit jambes pliées. Elle permet de s’établir simplement dans une position confortable. Elle peut être utilisée au repos ou lors d’entraînement à la respiration. Elle n’est cependant pas une posture très riche au niveau du travail de l’énergie.

En pratique : Il vous suffit de croiser les jambes, tout en maintenant votre colonne bien droite.

 

36459918_10156348063081000_8994080375919607808_nVajrasana – La posture du diamant ou de la foudre

Vajrasana est une belle posture de méditation et un bon support pour s’exercer à certaines respirations. Elle permet de garder la colonne bien droite et de travailler sur l’axe et le centre d’énergie du cœur.

En pratique : Il vous suffit de vous asseoir sur vos talons. Ces derniers peuvent être joints ou écartés. On peut améliorer le confort dans la posture si nécessaire en ajoutant un coussin sous les pieds ou les fessiers.

 

36406614_10156348063266000_8675406927976464384_nSiddhasana – La posture parfaite

Siddha = accompli, parfait. C’est la posture de l’accomplissement. C’est une position d’éveil de l’énergie vitale et de nos pouvoirs personnels. Elle permet notamment de travailler l’énergie sexuelle, vitale et mentale et développe ainsi la sexualité, la créativité et la longévité. C’est une posture idéale pour stimuler la sushumna (montée de l’énergie de l’anus à la fontanelle).

En pratique : Colonne bien droite. Pliez votre jambe gauche et portez le talon vers le périnée (espace entre le sexe et l’anus). Pliez votre jambe droite et portez votre talon droit vers l’os pubien. Coincez votre pied et vos orteils droit dans la gente du mollet de la jambe gauche. Ce qui est important dans cette posture, c’est cette pression exercée par les deux talons, l’un vers l’anus, l’autre vers le pubis.

 

36403829_10156348062701000_1597132671903858688_nSvastikasana – La posture propice

Svastik = heureux, propice. Niveau intermédiaire. On donne à cette position une dimension magique. Elle permet notamment de travailler sur ses énergies créatrices et ses désirs.  C’est une posture stable dite ‘lié’ car on peut se soulever à la force des bras sans que la position ne bouge.

En pratique : Portez le pied droit à l’intérieur de la cuisse gauche, les orteils sont vers le plus du genoux, on les soulève de façon à ce qu’ils dépassent légèrement. Passez le pied gauche au-dessus du tibia droit et insérer les orteils dans le plis du genou droit. Vous devez vous retrouver avec un espace vide devant vous.

 

36401615_10156348062751000_6405493922943991808_nPadmasana – La posture du lotus

Padma = lotus. Niveau avancé. Elle reste l’une des plus importante posture assise du yoga. Elle est excellente pour la montée d’énergie (notamment par sa stimulation de kundalini et la pression exercée sur les nadis Ida et Pingala), la stabilité mentale et la tenue du corps. Elle nécessite un assouplissement des hanches, ce qui peut rendre sa réalisation difficile anatomiquement parlant pour certaines personnes. Cette position est notamment utilisée pour dénouer les trois granthis (noeuds).

En pratique : Cette posture peut être liée (on croise les bras dans le dos et on attrape les orteils), ou non liée (les mains sont libres). Dans tous les cas, portez le pied droit sur la cuisse gauche, le talon à l’aine. Puis de la même façon le pied gauche sur la cuisse droite.

 


Pranayama

Le souffle de Bhramari

Le souffle de Bhramari (ou respiration de l’abeille) est simple et sympathique à réaliser. Le positionnement des mains permet de tourner ses sens vers l’intérieur et ainsi se couper des distractions extérieures. On intériorise la conscience, ce qui permet une belle concentration et de se focaliser sur l’essentiel. Bhramari aide à réduire l’anxiété, notamment par le son du bourdonnement, qui apaise le mental (comme le ferait un bruit blanc).


Théorie

Les 8 segments du Yoga Ashtanga

Alors qu’en l’an 200, Patanjali décrit dans ses Yoga-Sutras le yoga asthanga en 8 membres distincts et nécessaires pour goûter au vrai fruit du yoga. B.K.S Iyengar reprit ce concept dans Lumière sur les Yoga Sutras de Patanjali, sous la métaphore d’un arbre.

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– Yama –

Première étape d’une vie éclairée, Yama représente les racines de l’arbre et réunit les principes comportementales et ethniques à suivre dans sa relation aux autres et à nous-même. On peut notamment y retrouver :

  • Ahimsa, ‘ne pas blesser’, prônant la non-violence et le respect envers soi et les autres, au niveau du corps mais aussi de l’esprit.
  • Satya, insistant sur l’honnêteté envers soi et les autres.
  • Asteya, encourageant à se libérer du désir de posséder ce que l’on n’a ni gagné, ni payé, ni mérité.
  • Brahmacharya, qui encourage le yogi à la retenue, à ne pas gaspiller son énergie, souvent traduit par ‘retenue sexuelle’ (principe à quoi le Tantra s’oppose, en ce dont le Tantra va contre en affirmant que la sexualité et les désirs, comme tous ressentis humain, sont essentiels pour se réaliser).
  • Aparigraha, visant à donner sans espoir de retour, dans la pure générosité.

 

– Niyama –

Les Niyamas sont des observances personnelles pour se sentir bien avec soi-même et les autres, en cultivant notamment l’authenticité. Niyama constitue le tronc de l’arbre, base de la pureté du corps et de l’esprit.

  • Saucha, qui vise à traiter son corps comme un temple et encourage à cultiver la pureté du corps et de l’esprit : l’hygiène de vie, l’hygiène alimentaire mais aussi la propreté du mental, en gardant un esprit clair.
  • Santosa, qui nous invite à être humble et à se satisfaire de nos sentiments face au passé et à l’avenir. En soit, vivre heureux avec le moment présent et avec la constance évolution qu’est la vie.
  • Tapas, c’est le feu d’une pratique quotidienne, l’enthousiasme de tirer parti de chaque expérience, dans la persévérance et dans la joie.
  • Svadhyaya, c’est savoir prendre conscience de ce que nous sommes avec nos actes, notre vérité, nos limites, notre manière d’être avec le monde. Savoir s’auto-examiner, en quelque sorte, s’accorder le temps de se poser les bonnes questions.
  • Ishvarapranidhana, oublier son égo pour mieux s’imprégner de Yama et Niyama, s’abandonner à l’univers tout entier et accepter qu’il y a tellement plus grand que le ‘soi’ individuel.

– ASANA –triangle

Bien que l’asana (postures, positions) ne soit pas clairement ou peu présent dans les Yoga-Sutras de Patanjali, sa traduction littérale ‘prendre son siège’ est un outil indispensable dans la pratique la méditation, notamment en insistant sur le ‘être’ dans le moment présent. Asana représente les branches de l’arbre, fortes et flexibles à la fois, pour affronter les rafales de nos vies.

 

– Pranayama –

Pranayama (respiration) représente sans surprise les feuilles de l’arbre. Pour capter et recevoir l’énergie vitale par l’échange respiratoire. Une belle maîtrise et conscience de sa respiration permet de cultiver l’aisance et la constance. Pranayama est indissociable aux autres segments, tant la libération des tensions est nécessaire à sa bonne pratique.

– Pratyahara –

Pratyahara, c’est le retrait d’essence. On se rend imperméable aux distractions extérieures pour mieux se détourner vers l’intérieur. Prathyahara représente l’écorce protectrice de l’arbre.

– Dharana –

Dharana est un état de concentration avancé atteignable par Pratyahara. On le compare à la sève de l’arbre, garantissant la solidité du corps-esprit.

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– Dhyana –

Une fois l’état de concentration atteint, Dharana se transforme en Dhyana, une unité parfaite de connaissance et de conscience, de corps-souffle-esprit, l’état de méditation. Dhyana est la fleur de l’arbre, éclot grâce à l’équilibre parfait des éléments le constituant, et par la sève nourrissière de Dharana.

– Samadhi –

Le fruit gorgé de la pratique, né au cœur de la fleur Dhyana. C’est l’illumination, le bonheur pur.

 



Ici s’achève le Bulletin d’Apprentie N°3. Merci de l’avoir suivi !

 

 

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