Le petit mémo des relations épanouies

Aujourd’hui je vous propose un petit mémo avec quelques points clés pour construire des relations épanouies. Pour cela je m’inspire de l’art des relations expliqué par Don Miguel Ruiz dans son fabuleux livre La Maîtrise de l’Amour. Je vous encourage vivement à le lire si vous souhaitez approfondir ces propos. C’est une lecture rapide et incroyablement riche d’enseignement que vous pouvez vous procurer ici.

Le but n’est certainement pas de vous dire ce que vous devez entreprendre pour construire une relation ‘parfaite’, mais de vous donner quelques pistes de réflexion pour attaquer les choses sous le bon angle.

__________________________ PETIT MéMO ____________________________

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  • Avant tout, Aimez vous !
  • S’accepter et accepter l’autre
  • Soyez sincère envers vous-même
  • La peur est l’ennemi de l’amour
  • Personne d’autre que vous ne peut vous rendre heureux
  • Séparer le mental du désir sexuel

+ Les clés d’une relation épanouie 

 

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↓ Lisez le déroulé de chacun de ces points ↓

 


Avant tout, Aimez vous !


La plupart des humains cherchent l’amour désespérément. Ils souffrent de cette carence et chercheront à combler ce vide toute leur vie. Pourtant il existe une source d’amour inépuisable … juste à l’intérieur de nous.

Etre rempli d’amour, s’aimer et s’accepter tel que l’on est, est la meilleure façon d’être comblé. Plus vous avez d’amour en vous, plus vous êtes à même de le partager et de le donner aux autres. Plus vous aimez sans condition, plus vous recevrez d’amour en retour. Et quand bien même vous n’en recevriez pas, vous en avez assez en vous pour être heureux. Chercher de l’amour auprès des autres, c’est être dépendant de ce que l’on voudra bien vous donner.  C’est établir une relation dealer/toxicoman. Vous attendrez votre petite dose journalière, il sera facile de vous contrôler, car vous donneriez tout pour un peu d’attention. En vous aimant, vous n’avez pas à quémander de l’amour, vous le créé, et vous le propagez naturellement. Commencer à s’aimer, cela s’apprend et se cultive. Cette source d’amour à l’intérieur de nous ne demande qu’à être libérée. Les plus belles relations commencent, non pas par la recherche et le besoin d’être aimé, mais par la volonté de partager de l’amour, sans condition.

Don Miguel Ruiz écrit : « Les humains chassent pour obtenir de l’amour. Nous pensons avoir besoin d’amour, parce que nous croyons ne pas en avoir, faute de nous aimer nous-mêmes. Nous chassons d’autres humains, semblables à nous, dans l’espoir d’obtenir d’eux de l’amour, alors qu’ils sont dans la même situation que nous. Ils ne s’aiment pas non plus : quel amour pouvons-nous donc recevoir d’eux ? […] Les humains qui se chassent les uns les autres pour de l’amour ne seront jamais satisfait ; ils ne trouveront jamais chez autrui l’amour dont ils ont besoin. Le mental ressent ce besoin, mais il est impossible à satisfaire car le besoin n’est pas là.[…] L’amour qu’il faut chasser se trouve en nous mais c’est une proie difficile. »

Vous pouvez retrouver ici un article que j’ai dédié à ce sujet, à savoir l’amour de soi et de son corps.

 


S’accepter et accepter l’autre


Dans une relation entre 2 personnes, il y a en réalité pas moins de 6 images qui rentrent en conflit :

  • L’image extérieure que vous avez de vous-même et que vous projetez à l’autre personne.
  • L’image intérieure que vous avez de vous-même quand vous êtes seul.
  • L’image que l’autre personne a créé de vous selon son point de vue, une image créée pour concorder avec ses attentes ou avec ce qu’elle croit en vous être son idéal.
  • … Et le schéma est réciproquement le même pour l’autre personne : une image extérieure, une image intérieure et l’image que vous vous êtes créé de cette personne.

Nous finissons tous par souffrir de ces images que l’on s’efforce de projeter pour la reconnaissance ou l’approbation de nos pairs. La peur du rejet (par soi et par les autres) nous amène à être quelqu’un que l’on est pas. On souffre :

  • de ne pas correspondre à l’image que l’on aimerait renvoyer.
  • car on s’use à vouloir se conforter à cette fausse image.
  • de l’image que l’on se fait de l’autre lorsqu’on se rend compte que celle-ci n’est pas réelle.

Nous n’avons jamais l’impression d’être assez. Nous projetons des images pour être en accord avec ce que l’on s’est imaginé comme étant ‘parfait’.  Au final nous ne sommes jamais à la hauteur de nos espérances, ou de celles des autres. La reconnaissance et l’approbation d’autrui ne doivent pas être un moteur. Courir après un modèle de perfection est le meilleur moyen d’être malheureux.

 


Soyez sincère envers vous-même


Il faut pouvoir être lucide. Etre honnête avec soi-même demande du courage. Et pourtant, nous savons très bien, au fond de nous, ce qui est bon pour nous. Il suffit de laisser cette petite voix s’exprimer, au delà de la peur et des faux désirs créé par notre esprit. Il faut savoir s’affranchir des relations nocives que l’on entretient dans le but de suivre nos vieux accords. Il n’y a ni reproche ni de culpabilité à avoir, juste le courage de prendre un nouveau départ

Si l’on commence une relation en étant jaloux, possessif ou en voulant changer une personne qu’on aime bien au premier abord mais dont on refuse de voir les mauvais côtés, on s’expose inévitablement à la souffrance. On se ment à soi-même. On nie ce que l’on voit dans le seul but d’avoir ce que l’on convoite. C’est la même mécanique qui s’installe si on commence une relation égoïstement en pensant que notre partenaire peut nous rendre heureux. il faut démarrer une relation avec l’envie de partager et d’avoir du plaisir ensemble. On ne peut choisir un partenaire en occultant ses défauts et ensuite se plaindre auprès de lui de ne pas être tel qu’on le souhaiterait.

Dans une autre thématique, être avec quelqu’un qui nous manque de respect ou qui nous maltraite, c’est en réalité être confronté à notre propre manière de nous maltraiter. On pense qu’on ne vaut pas mieux, on cherche à souffrir parce que l’on croit ça normal, que c’est comme ça que l’on doit être traité. Plus on a de respect pour soi-même, plus on cherchera le respect de la part des autres et on ne se laissera pas être maltraité.

Don Miguel Ruiz écrit : « Regardez ce qui est devant vous ; ne soyez pas aveugle et ne prétendez pas non plus voir ce qui n’est pas là. »

 


La peur est l’ennemi de l’amour


Toutes émotions auxquelles nous sommes confrontés découlent de deux sources principales : L’Amour et la Peur.

  • La peur est pleine d’obligation, l’amour n’en connaît aucune : quand on agit sous le coup de la peur, on doit faire ceci ou cela, on se doit d’agir comme-ci ou comme-cela.

Plus on se sent obligé, plus on résiste plus on résiste, plus on souffre   plus on souffre, plus on cherche à fuir ces obligations

Sous le coup de l’amour, on ne résiste pas. On agit parce que l’on en a envie.

 

  • L’amour n’a pas de condition, la peur en est remplie : si je vous aime, je vous aime sans condition, tel que vous êtes. Vous êtes libre d’agir comme vous êtes. Si ce que vous êtes ne me correspond pas, je ferai mieux de chercher quelqu’un qui me corresponde.

Je n’ai aucun droit de vous changer, de même que personne ne peut me changer.

 

  • La peur est remplie d’attente, l’amour n’en connaît aucune :  Don Miguel Ruiz donne un exemple assez cocasse : la relation parfaite est la même que celle que vous avez avec un chien. Vous aimez votre chien, avec toutes ces qualités qui en font un chien mais vous n’attendez rien d’autre de lui que d’être un chien. Votre chien vous accepte tel que vous êtes sans rien attendre en retour. La relation parfaite, c’est un peu pareil.

Sous la peur, on fait et on attend en retour   si rien n’arrive en retour, un sentiment d’injustice se développe

Sous l’amour, on fait parce qu’on le veut bien, sans attendre en retour, de même pour l’autre personne. Ca n’a rien de personnel. On ne se sent pas blessé car on n’attendait rien en retour. 

 

  • L’amour se fonde sur le respect, la peur ne respecte rien : quand on ne respecte pas l’autre, on se sent responsable de lui. J’essaye de vous contrôler car je ne vous crois pas capable de faire ou d’agir selon vos propres choix.

Etre partenaire c’est comme une équipe : si l’un tente de contrôler le jeu de l’autre, il n’y a plus de plaisir à jouer ensemble. En revanche, si chacun se soutient et accepte les faiblesses de l’autre, le jeu est beaucoup plus amusant, aucun rapport de force ne s’installe, il n’y a pas de dominant/dominé.

 

  • L’amour est totalement responsable, la peur fuit les responsabilités : Vous êtes responsable de ce que vous faites, dites ou pensez. Aimez-vous les conséquences de vos choix ? Si oui, parfait. Si non, essayez de comprendre ce qui provoque ces conséquences indésirables. Souvent  notre égo, mais aussi nos croyances, nous poussent à fuir nos responsabilités ou à réagir de façon excessive. Nos réactions peuvent nous rendre heureux ou malheureux. En contrôlant ses réactions et en essayant de les comprendre, il devient possible de changer ses habitudes et de modifier notre vie. Il est toujours plus facile de faire une affaire personnelle de tout et de rien plutôt que d’admettre le vrai problème. Il faut vouloir et pouvoir sortir de ce cercle vicieux pour construire des relations saines.

 


Personne ne peut vous rendre heureux…


…Si ce n’est vous-même. C’est une erreur que de penser que l’autre a la clé de votre bonheur. Votre bonheur ne dépend que de vous, c’est le résultat de votre propre amour. Placer son bonheur dans les mains de quelqu’un d’autre, c’est courir à l’échec. L’autre ne peut être porté responsable de votre bonheur. C’est un fardeau beaucoup trop lourd et instable pour autrui (voir mon article ‘Le couple est-il nocif ?’). Vous êtes le seul à créer votre bonheur, et ainsi rempli d’amour, vous le partagez avec autrui.

De la même manière, vous êtes le seul responsable de vos déchets émotionnels. Nous traînons chacun nos propres blessures, nos propres peurs, et il ne tient qu’à nous de les résoudre. Vous n’êtes en aucun cas responsable de ceux de quelqu’un d’autre. Vous pouvez être conscient des plaies de votre partenaire, mais vous êtes libre quant au choix de l’aider ou pas. Vous ne pouvez cependant pas forcer quelqu’un à soigner ses plaies, pas plus que quelqu’un peut vous forcer à soigner les vôtres. Le processus doit avant tout venir de vous.

Par votre soutien, vous pouvez tirer quelqu’un par le haut, mais vous ne pourrez jamais porter une charge qui n’est pas la vôtre. De même que personne ne pourra porter vos déchets émotionnels pour vous. Chacun doit comprendre que l’autre est, avec toutes ses peurs et  blessures émotionnelles qui le constituent. Si l’autre est fâché ou triste, il est responsable de ses sentiments. Si vous êtes la cause de son malheur, il ne tient qu’à lui de partir, et à vous de ne pas retenir égoïstement quelqu’un qui ne s’épanouie pas avec vous. La réciproque est aussi vraie : si une personne vous maltraite émotionnellement, ou ne vous convient pas, il ne tient qu’à vous de vous prendre en main. Don Miguel Ruiz donne cet exemple : si vous vous procurez un chien en espérant qu’il fasse « Miaou », que faites-vous donc avec un chien ? Trouvez-vous un chat ! N’espérez pas qu’un chien se transforme en chat. Ce que Ruiz essaye de nous dire ici, c’est qu’on ne peut changer les gens (à moins qu’il en est décidé de leur propre chef). Si une relation ne nous convient pas, il nous faut prendre nos responsabilités : s’invertir à 100% et accepter l’autre tel qu’il est, ou lâcher prise et chercher quelqu’un qui nous corresponde vraiment.

 


Séparer le mental du désir sexuel


Certains voient le sexe comme un briseur de relation en puissance, comme si le désir sexuel n’était pas compatible avec fidélité, et qu’une fois pris par cette pulsion animale, il nous était impossible de faire machine arrière. La vérité c’est que l’on a trop tendance à fusionner ce qui se passe dans notre tête avec ce qui se passe dans notre corps. Je m’explique.

Il n’y a rien de plus naturel que le désir sexuel. Comme le besoin de boire, de manger ou de dormir, le sexe est aussi un besoin naturel. Imaginez-vous marcher le long d’une boulangerie. Vous sentez l’odeur délicieuse des pâtisseries, vous voyez les petits pains et autres gourmandises alignés dans l’étalage. Votre appétit s’éveille alors que vous n’aviez pas vraiment faim ; la vue et l’odeur des pâtisseries vous ont stimulé. Vous continuez votre chemin, votre appétit lui a cessé de se manifester. Par contre votre mental lui, entretient la pensée de ce qui l’a stimulé ‘J’ai envie de sucré pourtant j’ai déjà mangé … Ce n’est pas raisonnable … Je ne devrais pas être aussi gourmand(e)…’. Et bien le désir sexuel c’est un peu pareil. Il peut s’éveiller à la suite de divers stimulus (par exemple vous voyez quelqu’un qui vous plaît dans la rue) ; le corps ressent du désir, mais ne l’entretiendra pas. Votre mental par contre si ; car vous vous battez contre ce désir naturel qui va à l’encontre de vos croyances. ‘Qu’est ce qui me prend… Ce n’est pas bien de ressentir des choses pareilles … Je devrais avoir honte …’. Lorsque la stimulation est passée, le corps lâche prise, mais le mental a besoin de justifier ce que le corps a ressenti. Le mental réagit par les croyances dans lesquelles vous vivez.

L’erreur que l’humain fait est de fusionner mental et corps. Lorsque votre corps vous fait tout bonnement part de ses besoins, l’esprit fait l’erreur de penser que les besoins du corps sont aussi les siens. Le mental se sent responsable et se juge, la pensée tourne à l’obsession alors que le corps ne faisait qu’exprimer un besoin naturel. Le mental donne une dimension et une profondeur qui n’a pas lieu d’être pour un simple ressenti.

Don Miguel Ruiz écrit : Le besoin de vous habiller est un autre exemple. Oui, votre corps doit être protégé, parc que le vent est froid ou le soleil est brûlant, mais ce besoin n’appartient qu’au corps et il est facile à satisfaire. Si ce besoin passe dans la tête, vous pouvez posséder des tonnes d’habits et cependant penser que vous en avez encore besoin d’autres. […] lorsque le besoin est dans la tête, il est impossible à satisfaire, car tous nos jugements et toutes nos croyances s’y trouvent aussi. […] Il faut libérer le corps de la tyrannie du mental. Si nos besoin de nourriture et de sexe ne se trouvent plus dans la tête, tout devient facile.

Le mental pense qu’il est le corps car il voit et ressent à travers lui. Pourtant il s’agit bien deux sphères différentes (si l’on vous coupe la main, vous perdez une partie de votre corps mais votre mental lui, est toujours entier). Le mental n’est pas le corps, comme l’âme n’est pas le mental. On ne peut affilier les besoins et les caractéristiques de l’un à ceux de l’autre.

 

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Les clés d’une relation épanouie 


Communiquer avec respect et amour, trouver sa voie et savoir exprimer ses besoins, avoir confiance en soi et en son partenaire, s’aimer soi pour communiquer de l’amour et non en quémander. Il est pour cela nécessaire de se guérir soi, sans chercher ou pousser l’autre à guérir vos ou ses propres blessures. Le but  être avec son partenaire sans culpabilité, ni reproche, ni colère ou tristesse, en somme sans agir par la peur  ainsi on donne et on partage naturellement de l’amour.

3 réflexions sur “Le petit mémo des relations épanouies

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