3ème accord – Ne faites pas de suppositions

Cet article est le cinquième de toute une série s’appuyant sur les écrits des 4 accords Toltèques. Rédigés par le chaman mexicain Don Miguel Ruiz, il s’agit de 4 agréments pour vous permettre de mieux vivre avec vous-même et les autres. Je vous en conseille vivement la lecture, courte et accessible à tous, tant le message est universel.


Série découpée en six articles

Introduction – Le rêve des humains et l’auto-domestication.

Prélude à un nouveau rêve – Briser les anciens accords et en créer de nouveaux.


 Je vous présente ici un condensé du livre car il m’a semblé intéressant de le partager avec vous. L’article se base sur les écrits choisis, réécrits ou parfois retranscrits mot à mot, agrémenter de mes commentaires personnels.


Ne faites pas de suppositions

Le problème quant à faire des suppositions, c’est de les croire vraies. Nous passons notre temps à faire des suppositions sur à peu près tout Il pense à ça, elle agit comme ceci sûrement parce que cela … Et voici le schéma que ça donne :

En faisant des suppositions on interprète de travers on en fait une affaire personnelle, on fait tout un drame de que dalle (en soit un drame de ce qu’on s’est inventé dans sa tête tout seul comme un grand)  on finit par répondre de l’unique manière que l’on connaît, à savoir en communiquant du poison émotionnel (on méprise, on médit, on accuse à tort, on ignore, etc…). Vous voyez le serpent qui se mort la queue ?

Faire des suppositions est le moyen le plus sûr de s’attirer des problèmes. Un exemple concret : lorsque l’on attend de notre moitié ou d’un ami qu’il/elle devine ce qui se passe dans notre tête sans que nous ayons besoin de le lui dire. Nous pensons bêtement Puis-ce qu’il/elle me connaît, il devrait le savoir ou ça me paraît logique à moi! Ce qui paraît logique pour l’un ne l’est pas forcément pour l’autre. Quelle casse-tête, quelle incompréhension ajoutée à nos relations ! Retenez bien ceci : l’autre ne peut savoir ou comprendre nos besoins ou pensées si nous les taisons. On ne peut tenir rigueur à l’autre de nous avoir blessé, mal compris, ou autre, si nous ne sommes pas formuler clairement sur le sujet. Les gens qui vous entourent, même les plus proches, ne voient pas la vie comme vous la voyez au quotidien. Ils ne jugent pas de la même façon, ne ressentent pas de la même façon, ne pensent pas de la même façon.

Pourquoi supposons-nous ?

Pour une raison toute simple : le seul fait de trouver une réponse nous rassure. L’esprit humain a besoin de tout justifier, de tout expliquer, de tout comprendre. Si nous nous retrouvons dans une situation où nous ne comprenons pas l’autre, il nous faudra vite trouver la raison de ses agissements pour poser des réponses après nos points d’interrogations. Nous faisons donc des suppositions destinées à combler ce besoin de compréhension et, satisfait de notre propre réponse, nous ne cherchons même pas à communiquer par la suite pour vérifier notre supposition. En clair nous ne cessons de supposer parce que nous n’avons pas le courage de poser des questions.

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Don Miguel Ruiz donne cette exemple que j’aime beaucoup. Au début d’une relation, on se sent obliger de la justifier. On voit en la personne ce qu’on veut bien voir, en niant l’existence d’aspects que l’on aime moins (on se ment à nous-même pour se donner raison). Puis on fait des suppositions : Mon amour va transformer cette personne. Mais c’est faux. Votre amour ne changera rien du tout. Les autres se transforment parce qu’ils le veulent, non parce que vous en avez le pouvoir. Puis un incident se produit et vous voilà blessé. Désormais vous voyez en votre partenaire tout ce que vous refusiez de voir avant, amplifié par votre poison émotionnel. Il vous faut à présent justifier votre douleur en rendant l’autre responsable de vos choix ; alors que vous avez vous-même décider d’être aveugle à ce qui ne vous plaisait pas. Là on ne vous apprend rien : l’amour véritable consiste à accepter les autres tels qu’ils sont sans essayer de les changer. Il est beaucoup plus facile de dénicher quelqu’un qui soit déjà comme vous le souhaitez plutôt de vouloir le changer. Même chose si une personne tente de vous transformer, c’est qu’il/elle ne vous aime pas vraiment. Cela peut sembler rude mais si vous m’aimez comme je suis tant mieux, sinon tant pis, au moins les accords conclus avec autrui sont clairs et impeccables, pas de place pour de quelconques suppositions.

Alors c’est quoi LA solution ?

Tout bêtement : poser des questions. Poser des questions vaut mieux que de supposer. Poser des questions pour s’intéresser, pour comprendre le point de vue de l’autre, pour remettre en question notre jugement, pour arrêter de s’emballer à inventer une cascade de scénarios dans notre tête et pouvoir enfin appréhender la situation sur les bonnes bases de la com-mu-ni-ca-tion.  Si vous ne comprenez pas, demandez. Ayez ce courage jusqu’à ce que les choses soient clairs, et même là, ne supposez pas que vous ayez saisi tout ce qu’il y a à savoir sur telle situation. Laissez-vous le bénéfice du doute, car il se peut que vous interprétiez mal certaines réponses. A votre tour sachez être clair,  sachez dire oui ou non, et sachez donner le droit aux autres de vous interroger. Plus besoin de faire de suppositions : Voici ce que je veux/ j’en pense, voilà ce que vous voulez/en pensez.

On fait également des suppositions sur soi-même. Je ne suis pas capable de faire cela. On porte notre supposition comme vérité, on y croit dur comme fer. L’inverse est de même si l’on se surestime. Là encore la solution est la même qu’envers un tiers : prendre le temps de se poser les bonnes questions et surtout d’y répondre. 

Pour conclure

karl-magnuson-396823Le jour où vous appliquerez tout cela, vos relations envers autrui et envers vous-même seront beaucoup plus simples, honnêtes, libres de tout poison émotionnel, et votre parole deviendra impeccable. La difficulté vient dans le fait que nous avons toujours appris à faire l’inverse, pour vivre en ‘harmonie’ avec la société. Nous avons appris à mentir et à nous barricader, à ne jamais ouvrir les portes de nos pensées, à jamais dire ce que nous voulions vraiment, car la société prime la parole collective sur la parole individuelle. Cependant voilà la graine plantée dans votre esprit. Elle prendra du temps à germer mais l’information est là. Ce qui fera la différence, c’est la pratique. A force de répétition, d’être clair et de ne rien supposer, vous nourrirez la graine et vous renforcerez votre volonté, jour après jour, ce nouvel accord deviendra une seconde nature.

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