Les joies du HandBook et de la Programmation Interne

Ça y est je vous ai déjà perdu ? OK ce ne sont pas des expressions très sexy je vous l’accorde. Il s’agit de deux éléments qui régulent constamment votre vie. Je me perds à étudier les énergies et connections entre humains-monde/humains-humains… Ces propos ne prétendent pas détenir la juste vérité. Je propose ici des pistes de réflexions qui pourraient peut être vous aider.

 

• La Programmation Interne •

(ça sonne comme une douce mélodie dans tes oreilles)

 

Pour commencer globalement la programmation interne c’est quoi? Ça concerne les mœurs et conventions sociales bourrées dans notre crâne dès l’enfance. Nécessaire pour la survie du collectif…OK tout ça on connaît. Ensuite on a les croyances et mécanismes de pensée auxquels nous nous sommes identifiés étant gamin, créés par notre éducation et les exemples directs autour de nous. Plus ancrée que du capiton, une programmation interne avec laquelle nous interagissons à chaque moment de notre journée, sans même nous en rendre compte. Une pensée nous vient puis un sentiment, ou le contraire. Des connections pré-mâchées dans notre tête.

Exemple à la con, changeable à toutes les sauces en fonction de chacun : Jean-Charles se dispute avec quelqu’un, il ressent colère et frustration. Il pense au fait qu’il ne peut jamais s’exprimer promptement pour que l’autre comprenne ; de toute façon il n’a jamais réussi à exprimer ce qu’il pense et ressent. Ça a toujours été comme ça depuis petit. Les pensées négatives arrivent au passage pour épicer la recette, du genre : qu’est ce qui va pas chez moi, pourquoi j’ai créé ça, je suis un bon à rien… (ou au choix : l’autre avait qu’à faire l’effort de creuser, c’est pas de ma faute, je ne suis pas responsable…). BREF Mécanisme de pensée automatique qui défile à vitesse grand V. On pense : c’est tellement fluide dans ma tête que c’est forcément ma pure manière de penser. Et pourtant tous ces schémas, nous les avons reproduit. La seule source pure là-dedans est la colère et la frustration de notre Jean-Charles. Les sentiments sont toujours vrais car nous les ressentons. Aucun sentiment n’émane d’une quelconque programmation. En revanche, on peut se tromper sur l’identification d’un sentiment (prendre de la peur comme de la colère > une manière de se protéger, mais ça ce sera pour un prochain sujet).

Un des travaux les plus complexes à mon sens est de savoir différencier si les pensées ainsi que les sentiments qui en découlent (et vice-versa) sont le fruit de notre programmation interne ou de la plus pure version de nous-même. Sans la complète réalisation et compréhension de notre programmation interne, on ne peut s’en détacher et donc extraire la pensée pure de notre âme. Cela créé un rapport faussé à nous-même. On croit se connaître car on sait comment on a tendance à réagir devant telle situation, alors que l’on répond qu’à des connections déjà toutes faites. Voilà ! Allez on souffle !

Rod Long picture

• Le HandBook •

(promis c’est pas si compliqué)

 

Le Handbook est un peu plus light mais tout aussi abstrait. Ce que j’appelle ainsi c’est toutes les présomptions que l’on créé sur un individu. La manière dont on perçoit une personne, sa façon de réagir, ses opinions, ses décisions. On enregistre tout automatiquement dans notre guide social pour que le rapport entretenu avec l’individu soit le plus approprié  (positif ou négatif, même schéma). Après un temps, on pourra se dire qu’on connait cette personne, car on se souvient bel et bien de toutes ces petites choses que l’on a inconsciemment collecté auparavant. C’est assez naturel au final, on veut juste pouvoir vivre avec les autres sans déclencher des guerres civiles.

Exemple simplifié (de qualité!) : Germaine a fait pleuré Augustin en commentant son incapacité à cuisiner des œufs. Germaine va alors se dire « OK Augustin il est un brin susceptible, on va dorénavant éviter de parler de ses talents de cuisinier ou même carrément d’œufs devant lui ». Plus tard Augustin dira à Germaine que de toute façon les œufs c’est de la merde il aime pas ça, alors Germaine elle va se dire qu’Augustin il aime pas les œufs, point final. QUE NENNI ! Voilà l’erreur ! (Bon vous ferez l’effort d’adapter l’exemple à une situation un peu plus concrète hein, j’essaye de vous tenir jusqu’au bout là donc … Un p’tit effort !)

Peut être qu’effectivement notre bon Augustin n’aime vraiment pas les œufs. Mais la plupart du temps, on réagit sous le coup de sentiments, souvenirs et pensées qui entrent indéniablement dans le calcul (notre Augustin agissait peut être sous le coup de la frustration ? d’un mauvais souvenir avec la cuisine en général ? ) On ne peut construire une opinion sur quelqu’un en fonction de ces réactions à un moment donné (ou plusieurs similaires qu’importe). En faisant cela, on construit une image complètement faussée de l’autre individu. On peut y croire, mais on ne peut pas clamer comme vraie la conception que l’on a créé pour l’unique raison que nous l’ayons vu, ressenti ou compris à ce moment ou un autre (l’addition de plusieurs comportements similaires ne le justifie pas non plus). Notre vérité n’est pas celle de l’autre. Cette personne a une connaissance et une perception propre de ce qu’elle est vraiment, mais elle ne pourra jamais vous les présenter car l’image que vous avez d’elle est tellement ancrée en vous qu’il n’y a pas de place pour le changement. Car tout ce que vous mettez dans votre HandBook relève quasiment du niveau de l’inconscience, tant la « collecte de données » se fait de manière automatique.

•  •  •

 

Emma Frances Logan Barker picture

Bon c’est beau tout ça mais concrètement qu’est ce qu’on peut en faire. Avec la programmation interne, je vous donne une piste pour essayer de vous comprendre profondément. Aller gratter plus loin que les premières couches et zones de confort. Essayer de dégager les pensées pures, celles qui ne viennent d’aucun schéma pré-établi. En étant capable de suivre ces plus pures ressentis, vous apprendrez à connaître le vrai vous et votre chemin de vie vous semblera de plus en plus évident. Éloigner toutes contraintes sociales pour suivre sa voie est presque impossible. Vivre de la manière la plus pure semble une utopie très dure à réaliser, en corrélation avec les liens sociaux, sans que ces derniers ne soient affectés. Pourtant le bonheur est bien dans l’écoute de soi, l’absence de contrainte dans quelque décision que ce soit. Et même que si on s’y penche vraiment, avec un peu de temps, on pourra réécrire ce programme interne comme on le veut, sans qu’aucune influence et expérience passée ne viennent le perturber. C’est même un des buts de nos vies : ne se laissez conduire d’aucun dictât, car on s’éteint petit à petit à rester dans ce que l’on sait ou ce que l’on croit, et finissons par suivre un chemin prédéfini par notre histoire et nos expériences.

En ce qui concerne le HandBook, en prendre conscience c’est réaliser toutes les connexions que l’on créé automatiquement sans même laisser le temps, la chance et la possibilité que d’autres connexions soient possibles, qu’il existe bien plus que le monde que l’on se fait. Et quand bien même on semble le connaître, ce monde peut changer à tout moment. Rien n’est permanent. 

 

Nicolas Ladino Silva picture

 

Je vous conseille vivement de visionner cette conférence au sujet de la programmation interne.

2 réflexions sur “Les joies du HandBook et de la Programmation Interne

  1. Ashe dit :

    Je me reconnais totalement dans ce mécanisme de pensée à la con. Alors je ne sais pas si je suis hors sujet, m’enfin je tente 🙂
    De nature oversensible, il y a parfois où j’ai tendance à sur-analyser une situation où j’ai senti un malaise ou une réaction anormale. Pourquoi la personne a réagit ainsi ? Ai-je dit quelque chose de blessant ? Pourquoi la personne a haussé son sourcil ? Nianiania. Un truc pas normal à mes yeux et hop, c’est parti pour que ça parte en couilles dans ma tête et que je me questionne et me repasse la scène en boucle.
    Je fais souvent des feedbacks de ce que je viens de vivre xD
    Ca m’arrive beaucoup au travail où les gens sont en perpétuel jugement sur tout le monde. Et on se pose des questions et on se prend la tête à décortiquer des situations qui parfois sont… dérisoires.
    Et tout ça est lié à un sentiment qu’on a éprouvé, majoritairement un sentiment pas cool.

    La notion du « handbook » est hyper intéressante, c’est tellement le quotidien ^^ et c’est fait de manière automatique, ça en devient flippant, mais inutile de contrôler, en vain.
    Et merci pour ces prénoms fabuleux cités dans tes exemples !
    Il faut en effet prendre du recul et analyser les situations pour pouvoir réellement percevoir la personne que l’on a en face de soi.

    Dis donc, c’est que ce petit blog fait réfléchir !

    Aimé par 1 personne

    • lenarticles dit :

      Avoir l’esprit analytique c’est bien ! Un petit détail peu en dire beaucoup ! Mais au delà de ce qu’on voit, ce qu’on ressent aussi peut en dire long (quelle énergie cette personne nous renvoie .. )
      Le pb du Handbook, c’est qu’on établit pas une relation pure avec les autres, on se censure et au final on présente une version de soi qui est totalement calculé (même si on en a pas conscience). M’enfin !
      Mais de rien, j’aime égayer de ces noms magnifiques !
      Merci ! Continuons de réfléchir ensemble o/

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